Un euro de l’argent public dépensé doit être un euro justifié. Quoi de plus responsable dans un pays où la pression fiscale est jugée trop lourde ? Aucun champ d’action publique n’échappe à ce sage principe. L’action sociale connaît cette rationalisation des dépenses : convergence tarifaire, coûts cibles, état prévisionnel des recettes et des dépenses, contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens, réforme en cours pour une adéquation des financements aux parcours des Personnes handicapées (Serafin-PH), etc.
L’objectif affiché par cet outillage budgétaire : maîtriser les coûts de l’action sociale (vous savez ce machin qui coûte « un pognon de dingue ! »). Mais ça ne marche pas. Il n’est qu’à observer la croissance régulière de l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) concernant le secteur du handicap, ou encore, l’inflation des budgets d’action sociale des Départements.
Fort heureusement !
Nous vivons encore dans une société où la réponse aux besoins sociaux remet en cause les rigidités règlementaires de la gestion publique. Certes, les contraintes sont de plus en plus fortes et nombre d’établissements et services sociaux et médico-sociaux approchent du point de rupture de leur équilibre économique.
Le fait que la volonté de rationalité budgétaire se heurte à un mur – celui des problématiques des situations de vulnérabilité – démontre que l’action sociale ne relève pas de choix administratifs mais d’orientations politiques qui doivent maintenir haut et fort le principe de solidarité.

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